• Hommage à ma vanille

    Ninille montage

     

    Petite Vanille... c'est ainsi que je t'avais appelée...


    Tu étais "écaille de tortue"... noire et caramel... Noir comme la gousse de vanille, qui est ensuite couleur jaune... Vanille s'est donc immédiatement imposé à mes yeux...

     

    Je t'ai connue il y a 9 mois... juste après que mon petit bébé d'amour se soit envolé vers les anges.... J'avais très mal... j'étais détruite... Et je vous voyais gambader à côté de votre maman, toi et tes frères et soeurs... Vous m'avez apporté un peu de réconfort... J'ai commencé à vous proposer de petites croquettes pour chaton... que vous dévoriez... Toi pas tant que çà... tu n'as jamais été à te jeter dessus... tu faisais le tour, tranquillement, et quand tout le monde avait fini, tu venais alors tranquillement... timidement... Tu étais déjà la chouchoute de Christophe... tu sais... Nous craquions pour toi, car tu étais différente des autres...  un peu mystérieuse...

     

    Cà aurait du me mettre la puce à l'oreille, maintenant que j'y pense... Car à l'époque, tu étais la plus grande... et au fur et à mesure, je me suis aperçue que tous tes frères et soeurs avaient bien grandi et toi, tu étais restée pratiquement la même... toute menue, petite... très fine... Mais comment pouvais-je deviner ? J'étais en plus tout à ma souffrance de l'absence de mon Lilys... et nous trouvions que çà faisait ton charme...

    Je m'en veux de ne pas avoir percuté avant.

     

    Puis tu as commencé à venir manger avec les mimis, sur ma terrasse... Il y avait toujours des croquettes et de l'eau... Maintenant, tout çà est même à l'abri de la pluie, sous une petite serre de jardin, posée sur ma terrasse.... Il y a un distributeur à croquettes et un autre d'eau propre... où je mets même des vitamines pour chats...

     

    C'est alors qu'on s'est aperçue que tu attendais des petits... Quelle misère... tu n'étais qu'un bébé toi-même.... je pense que tu devais avoir dans les 8 mois... j'étais atterrée et dégoûtée par cette nature qui ne fait pas si bien que çà les choses, parfois...

     

    Je guettais si tu les avais eus et un jour tu es revenue le ventre différent, j'ai compris que tu les avais eus... On a cherché partout, sans les trouver... En fait, tu avais fais une fausse couche... et tu allais mal...Alors j'ai acheté des pâtées, que je te donnais... Tu les mangeais délicatement, tu avais du mal... Je me suis aperçue que tu avais le coryza... J'ai été acheter des antibiotiques chez mon vétérinaire... et je te les donnais dans la patée... Si au début, tu ne venais pas chaque jour, tu as du te sentir bien mieux, car ensuite, tu ne manquais aucun rendez-vous. On aurait dit que tu venais chercher ton médicament... Tu t'asseyais sur la terrasse, et tu m'attendais... Je t'ai même surprise à regarder à travers la vitre...

    Mais jamais tu n'as voulu entrer... j'ai pourtant bien essayé...

    Tu allais bien mieux, tu te mettais même à jouer, à courir avec tes copains... J'étais contente d'avoir pu t'aider... Et tu me faisais bien comprendre que tu étais contente, toi aussi... Tu me regardais bien en face, de façon si perspicace... que çà me touchait... Tu avais compris que je t'aidais et tu me remerciais... en clignant des yeux aussi.

     

    C'est là que le plus dur commence... Avec Christophe, on avait décidé de t'aider encore plus en te faisant stériliser, afin que tu sois tranquille, et que tu aies une vie plus longue et douce... On avait même projeté de t'adopter... on te voyait déjà jouer à des jeux rigolos avec notre Mel.... On voulait vraiment t'aider...

     

    Et j'ai mis ta patée au fond de cette trappe... tellement à contrecoeur... mais je le faisais pour toi... Tu es entrée sans te méfier... et j'ai refermé cette cage, en pleurant... Tu n'as rien compris, tu t'es agitée et moi, j'étais très mal... mais je continuais, pour toi...

    Je t'ai rassurée comme j'ai pu, en s'agenouillant devant cette cage... je t'ai parlé de ma voix la plus douce... je t'ai dis que je ne te voulais pas de mal, que je faisais çà pour ton bien... pour que tu aies une vie tranquille... Je t'ai dis aussi, je m'en souviens, qu'après, tu reviendrais à la maison, tranquille..... Je ne sais pas si tu as compris, mais tu étais calme... tu as même cligné des yeux... Comme je me sentais mal.......

     

    Et je t'ai laissée à cette association, qui stérilise les chats de la rue... Tu sais, je vais passer certains détails qui me tuent... parce que je ne tiens pas à faire des vagues, mais j'ai eu très mal de certaines choses.... Je m'en voudrai toujours... J'espère que tu ne t'es pas sentie trop seule, que tu n'as pas eu trop peur... Tu as du te dire mille fois que je t'avais trahie... Tu as du te demander mille fois ce que tu m'avais fais de mal pour que je t'enferme là et que je te laisse chez des inconnus... à ton triste sort.....

    Oh Vanille, ma Ninille... pardonne-moi... si tu le peux...

     

    J'avais demandé à ce qu'on te fasse les tests de virologie féline, parce que je craignais quand même pour Mel... vu que j'allais t'accueillir à la maison pour ta convalescence...

    Je ne sais pas pourquoi j'ai eu ce pressentiment... çà m'énerve de l'avoir eu...

    Toute la matinée, j'ai crains pour toi, j'ai regardé ta photo, je l'ai caressée... Je n'étais pas du tout tranquille... très inquiète pour toi... J'avais surtout hâte d'aller te rechercher le soir-même et de te placer dans la salle de bains, là où je voulais te préparer un petit cocon douillet pour ta convalescence... J'avais lavé un petit panier acheté pour Mel, mais qu'elle ne veut pas... pour toi... il est tout douillet, tu aurais été tellement bien dedans... J'avais fais des plans sur la comète, comme on dit... et j'ai été bien déçue, j'ai atterrit en catastrophe par terre, ce lundi midi... J'ai reçu un appel de l'association... on me disait que tu avais la Felv... et que tes petits organes étaient tout atteints et infectés par la leucose... à un stade déjà très avancé... Tu devais beaucoup souffrir déjà depuis longtemps... Ta fausse couche a du aggraver les choses. Le fait que je t'aie donné les antibiotiques a du te soulager... mais ton système immunitaire était détruit, tu ne te serais même pas remise de l'opération... et tu n'aurais vécu que quelques petits mois de plus dans une d'atroces souffrances... finissant peut-être quelque par toute seule pour cacher ton mal... c'est horrible, cette maladie...  Alors le vétérinaire a contacté l'association et ensemble, ils ont décidé ce qu'il y avait de mieux à faire... ne pas te réveiller et arrêter ton petit coeur... Comme c'est injuste, tout çà !!!

     

    J'ai pleuré, au téléphone, pour le laisser ensuite à Christophe... car je te demandais déjà pardon en criant dans mon salon.... Pardon ma Vanille pardon... Je me sens si coupable... Je sais que je t'ai épargné une longue et atroce agonie dans quelques temps... mais çà fait mal... pourquoi toi, si gentille ? Tu n'étais qu'un bébé... un tout petit bébé fragile, une poupée en porcelaine... Je suis effondrée...

     

    Alors pour toi, j'ai décidé de récupérer tes cendres.

    Je vais planter un beau rosier dans mon jardin... et je mettrai tes cendres au pied de ce rosier... avec une lettre de Christophe et moi et ta photo.... On fera une petite cérémonie pour toi... Tu pourras alors reposer en paix chez toi, là où tu étais née et où tu aimais vivre... Là où tu aurais du jouer à gambader... Ce sera ton rosier... qui fleurira pour toi.

    Chaque fois que je le regarderai, je penserai à toi, ma Ninille...

     

    J'espère que tu as trouvé le chemin de la lumière... puissent cette rose et cette bougie t'y aider... Vole petit ange, vole libre, tu ne souffriras plus jamais... Tu n'as plus rien à craindre... et je t'envie, car tu as rejoint mon petit bébé d'amour qui me manque tant... Vous êtes dans un monde merveilleux entouré de petits anges comme vous... aimés et choyés depuis notre Terre... par nous, qui vous aimerons toute notre vie !

     

    Vole, vole petite poupée fragile... ta vie aura été courte et difficile, mais tu auras eu deux personnes qui t'ont aimée et pleurée... Tu seras toujours dans nos coeurs comme notre petite Vanille... qu'on guettait pour lui donner son médicament... et à laquelle on espérait offrir la chaleur d'un foyer et une copine de jeux..... et surtout plein d'amour...

     

    Petite Vanille... Ta vie aura été courte, mais tu as croisé ma route et tu ne seras jamais une petite minette des rues qui est passée anonyme dans ce monde... J'ai insisté pour qu'on écrive Vanille sur ta petite urne... Tu as un nom... tu as une vie, un passé...


    TU AS EXISTE ET TU CONTINUES D'EXISTER.

     

    C'est le moins que nous puissions t'offrir, petite puce... tu méritais une vie meilleure.

     

    J'espère que tu as trouvé ton chemin jusqu'au paradis et au tu es heureuse... J'espère que tu pourras nous pardonner de t'avoir fait 'çà"... de t'avoir piégée... trahie...

    Nous ne voulions pourtant que ton bien, petite puce... pardon, pardon, pardon...

     

    Dors en paix, petite poupée fragile... sois heureuse et sereine...

     

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    HOMMAGE A VANILLE SUR LE SITE 30 MILLIONS D'AMIS

     

    Avec amour

    Ceux qui auraient aimé être tes maîtres :

    Christophe et Dulce

     

    Vanille montage

     

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    LES HOMMAGES DE MES AMIS QUI T'AIMENT

    POUR TOI, NOTRE NINILLE

     

     

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    Elle n'avait rien : pas de maison, pas même un nom...

    Juste un corps douloureux, où il faisait faim.

    Juste un coeur timide, où il faisait froid et peur.


    Un jour - guidée par la faim, le froid, la peur, ou la douleur -

    elle est arrivée dans un jardin. Il y faisait très doux, dans ce jardin...

    C'était beau et si calme.

    Elle observait les mouvements de l'herbe et des fleurs.

    Elle suivait des yeux le vol des oiseaux ou des papillons.

    En plus, il ne faisait pas faim dans ce jardin : chaque jour, un vrai festin !

     

    Alors, elle est revenue, chaque jour, dans ce paradis.

    Elle y a même croisé deux regards, dans lesquels elle a lu de la douceur.

    Dans ces regards, elle a même découvert qu'elle était belle.

     

    Un soir, elle a entendu un chant plus beau que tous les autres.

    C'était celui d'un rossignol, qui lui offrait une aubade.

    Il lui a dit qu'il l'aimait.

    Il lui a proposé de faire pousser une rose, juste pour elle :

    une rose couleur soleil.

     

    Il a chanté jusqu'au matin, niché au creux du r

    osier.

    A l'aube, elle a vu éclore la rose couleur soleil.

    Avant de s'envoler, le rossignol lui a dit que cette rose repousserait toujours,

    juste pour elle.

     

    Avant qu'elle ne s'envole à son tour, deux voix lui ont dit qu'elle se nommait

    " Vanille, le chat porcelaine ", et qu'elle était aimée.

     

    Toujours elle reviendra, dans ce paradis rien qu'à elle.

     

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    Conte écrit par Ktrine

     


     

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    Montage réalisé par Catherine

     

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    Montage réalisé par Catherine

     

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    Montage réalisé par Isabel

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    Montage réalisé par Liliane

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    Montage réalisé par Liliane

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    MERCI INFINIMENT A VOUS TOUTES

    POUR VOTRE GENTILLESSE ET VOS MAGNIFIQUES HOMMAGES A NOTRE PETITE VANILLE

    PARTIE TROP TÔT

     

     

     

     

     

    De la douce musique, pour que ma petite Vanille repose en paix...